L’automne mordoré
Une fenêtre ouverte sur l’automne mordoré
je regarde octobre arriver
et ses feuilles mortes voltiger
autour de l’évanescent été.
Je regarde octobre s’enraciner
dans la terre ocre et ensanglantée,
il enfante des vignes à s’enivrer
de vins capiteux à la robe fruitée.
Le pommier lourd de désirs
se déleste de ses fruits mûrs à cueillir.
Les hirondelles tardent à s’enfuir.
De leur cocon, je les entends gémir.
Les nuages cotonnés tourbillonnent.
Le ciel éteint ses clairs de lune.
Les étoiles anémiées déclinent
sous le chant du zéphyr qui étonne.
Je regarde octobre s’arrimer
aux fleurs des champs endeuillées
aux arbres de la forêt dépouillée
à la fenêtre noire de mes pensées